L’hivernage de la grue cendrée en Camargue

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Les grues cendrées traversent la France du nord-est au sud-ouest. Bien que la Camargue soit éloignée de leur zone de transit, quelques oiseaux faisaient régulièrement une halte chez nous.
Depuis 2006 des grues ont choisie d’y séjourner tout l’hiver. La migration post-nuptiale commence mi-octobre pour atteindre son apogée dans la première quinzaine de novembre. Des mouvements peuvent intervenir jusqu’à début janvier, déclenchés par des vagues de froid. Les oiseaux repartent vers leur site de nidification vers mi-février à début mars.

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Les grues sont attirées avant tout par les champs de maïs pour en consommer les résidus, mais dans notre région se sont les rizières qui leur offrent la plus grande part de leur alimentation. Les champs labourés sont moins attractifs car les graines ont été enfouies.

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La grue est un oiseau méfiant qui a besoin de grandes étendues pour pouvoir détecter de très loin d’éventuels prédateurs. L’agriculture mécanisée a concouru à augmenter les surfaces cultivables et par voie de conséquence a favorisé l’hivernage des grues.
Cet hiver, 9 568 grues cendrées ont été recensées en Camargue et c’est dans la partie gardoise que l’on rencontre le plus grand nombre de ces oiseaux.

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Cette jeune grue est restée jusqu’au 28 avril 2010 dans les prés du Cailar. Une date étonnamment tardive. Peut-être qu’elle a été touchée par la « fé di biou ».

Jean-Pierre_Trouillas_mini   Jean-Pierre Trouillas

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A propos de l'auteur :

Jean-Pierre Trouillas

Naturaliste, amoureux des sciences naturelles, de l’histoire, du patrimoine et des traditions. Passionné de photographie, des arts et de la culture. Curieux de tout en quelque sorte avec une furieuse envie de partager mes passions. Ex-éducateur à la retraite, mais toujours prêt à créer du lien par conviction et non par déformation professionnelle.