Petite Camargue : le service environnement, une histoire d’équipe

Laurence Colombaud, à la tête du Service environnement, l’affirme : « Sans mon équipe, je ne serais rien ! ». Cela donne le ton d’une belle entente au sein du service environnement de la communauté de communes de Petite Camargue.

Maman d’une petite Sarah de 11 ans, Laurence ne se prédestinait pas à son métier d’aujourd’hui. Originaire d’ici, elle a d’abord grandi à Méribel en Savoie. Tout comme pour les taureaux ou la plage maintenant, c’est d’abord au ski et au patinage artistique qu’elle vouait son temps libre. De retour à seize ans sur la terre natale, c’est vers un Cap Bep administration comptable qu’elle s’est dirigée pour continuer vers un Bac pro vente représentation.

Si Laurence aurait aimé être infirmière, c’est d’abord à la cave coopérative, puis à la halte nautique de Gallician avant d’arriver aux arènes de Vauvert qu’elle fera ses premiers pas dans le monde du travail. Elle intégrera en 2001 le service des déchets, cimetière et espaces verts de la municipalité de Vauvert. C’est après le transfert de compétence à la communauté de communes de Petite Camargue en 2002 arrivera à sa place de chef de service qu’elle occupe avec beaucoup d’intérêt. « C’est un métier qui est riche parce qu’il est divers, le contact avec la population est direct. Je ne m’en lasse pas, je n’en ai toujours pas fait le tour » Confie-t-elle.
Le service environnement c’est une équipe de 20 personnes à gérer.  « Maman poule » dit-on d’elle dans le service. « Elle mène ses équipes d’une main de fer dans un gant de velours » assure-t-on.

Deux femmes sont aux commandes

Un service dont deux femmes sont aux commandes, Laurence Colombaud et Mme Joëlle Cachia-Moreno, vice-présidente à l’environnement de la CCPC. Pour Laurence, cela apporte beaucoup à l’équipe et au service, sur le terrain et dans l’accompagnement.

Le service est très divers et couvre différents aspects de la propreté au quotidien. De la collecte des déchets (la CCPC adhère au SITOM Sud Gard pour l’élimination des déchets des ménages, c’est une équipe de onze personnes qui travaille en étroite collaboration avec le service) à la collecte des encombrants et des végétaux, c’est aussi du tri sélectif, des colonnes à verres à gérer.
Le service assure aussi la gestion des quatre déchèteries communautaires d’Aimargues, de Beauvoisin, de Vauvert et du Cailar (qui va être reconstruite en 2018), la commande de bacs de pré-collecte (conteneurs), la gestion des réclamations des usagers.
Et puis il y a le SPANC chargé d’accompagner les particuliers dans le suivi de leur installation d’assainissement non collectif, leur permettant ainsi de respecter l’environnement, de préserver les ressources en eau, et d’être en conformité avec la loi.

 

 

Une mission de sensibilisation

Mais la tâche ne serait pas complète sans la sensibilisation, une mission importante du service qui a pour but d’aider les usagers des habitats verticaux à mieux gérer les déchets, ainsi que les plus jeunes, les usagers de demain, à se sensibiliser au tri sélectif. Joëlle Cachia-Moreno, convaincue de l’utilité de la sensibilisation au tri sélectif en milieu scolaire, explique « Si dés petit, nous éduquons sur l’utilité et l’importance du geste de manière ludique aux enfants, en leur donnant l’habitude d’aller vider leur corbeille à papier dans le bac bleu, le geste deviendra plus tard un réflexe. ». Elle aimerait par ailleurs étendre ces actions de sensibilisation à un public adulte.
Laurence Colombaud poursuit : « Traiter les déchets coûte cher à la collectivité ! De l’ordre de 150 euros par an et par habitant. En les recyclant, elle bénéficie des subventions d’Eco-emballages. Plus on recycle, plus cela a l’effet de maintenir la taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (Teom) à un taux qui augmente de trop. » Cette année le taux de 13.90% s’est maintenu.

 

A propos de l'auteur :

Stéphane Chesnais

Après cinq années passées dans le métier de Webmaster en tant qu'indépendant, je suis très enthousiaste à l'idée de participer à ce projet. Mon expérience au Midi Libre pendant deux ans, m'a permit d'acquérir des connaissances en matière de reportage et journalisme local. Aujourd'hui avec V+ Petite Camargue, j'aspire à partager un maximum d'infos avec vous !