Vauvert : le Centre social RIVES annonce une rentrée difficile

Le Centre social connait des difficultés financières suite à la baisse de subventions de certains financeurs. « Les collectivités locales sont également malmenées ces derniers temps et l’argent public se fait plus rare, cela nous en sommes parfaitement conscients. C’est pourquoi il nous semble que des solutions concertées entre l’association et les financeurs doivent être trouvées » annonce Eric Krzywda, le directeur.

Les administrateurs de RIVES avaient déjà alerté sur cette situation fin 2014, jugeant que ce déficit structurel devait être maîtrisé au plus vite.

Après diverses interventions extérieures, dont un Dispositif Local d’Accompagnement visant à restructurer l’intervention sociale sur la commune et un audit financier proposant la fusion entre le Centre Social et le Centre Culturel en 2016, qui n’a pu aboutir, quelles sont les solutions aujourd’hui ?

« Les administrateurs prendront leurs responsabilités afin de faire perdurer l’action du Centre Social et conserver ainsi sur la commune au maximum les emplois existant et une intervention sociale de proximité jugée nécessaire et indispensable au vu des difficultés de ce territoire par la plupart des financeurs ».

Des difficultés sur plusieurs fronts et une réduction d’effectif

Les difficultés du centre social sont de deux ordres : de fonctionnement et de fonds propres.

Pour les aspects de fonctionnement, comme déjà indiqué, des baisses de subventions importantes mettent à mal l’équilibre financier trouvé ces dernières années pour l’ensemble des actions. « Quand une subvention passe de 12 000 € en 2014 à 1 500 € en 2017 pour les ateliers théâtre et l’organisation du Festival, les baisses de dépenses de matériel ne suffisent plus. » explique le directeur.

Un recadrage d’actions avec l’écriture d’un nouveau Projet Social 2019/2022, (feuille de route validée par la Commune, la CAF et le Département, des actions de RIVES pour les 4 ans à venir) est-il nécessaire ?

« Oui, nous pourrons ainsi nous réinterroger sur la pertinence de nos actions, rechercher si besoin d’autres financements ».
« Mais dans l’immédiat, les administrateurs ont d’ores et déjà souhaité réorganiser à l’interne les équipes professionnelles. Des départs volontaires n’ont pas été remplacés, des CDD ne seront pas reconduits pour 2018. Toutes ces mesures ont, ou seront prises, avec l’objectif de conserver l’ensemble de nos interventions ; Même si nous sommes conscients que ces baisses de moyens humains les affecteront forcément en terme de volume. Mais  nous n’avons à ce jour pas d’autres choix ».

En ce qui concerne les fonds propres, RIVES comme toute entreprise a des obligations légales, en particulier,  les indemnités de départ en retraite.  « Nous devrons d’ici quelques années y faire face » alerte le directeur. 

Dans ce contexte financier très tendu, Eric Krzywda tient à remercier les administrateurs nouvellement nommés en juin 2017. « Malgré une situation complexe, ils mettent leur bonne volonté et toute  leur énergie au service de ce beau projet porté par RIVES depuis plus de 30 ans sur la commune ».

A propos de l'auteur :

Stéphane Chesnais

Après cinq années passées dans le métier de Webmaster en tant qu'indépendant, je suis très enthousiaste à l'idée de participer à ce projet. Mon expérience au Midi Libre pendant deux ans, m'a permis d'acquérir des connaissances en matière de reportage et journalisme local. Aujourd'hui avec V+ Petite Camargue, j'aspire à partager un maximum d'infos avec vous !