Vauvert : les vaches cocardières à l’honneur

  • La vache Azalaïs dans ses œuvres

Le dimanche 24 septembre deux importants événements taurins sont venus marquer le Revivre de Vauvert.

Élection de la Cocardière d’or.

Un nombreux public avait pris place dans la salle Foucaran pour assister à l’élection de la Cocardière d’Or . C’est finalement Thérésa qui est désignée Cocardière d’or 2017 avec 10 votes. Octopussy (Cocardière d’Or 2016) de la manade Chapelle la talonnait avec 7 votes. Le cru 2017 a montré des vaches de qualité ce qui est un bon présage pour l’avenir.

 

Finale des vaches Cocardières / Trophée Philippe Tiers

Pas facile de présenter un beau plateau en cette fin de saison surtout côté raseteurs qui ne sont pas toujours inspirés par les vaches. C’est la quatrième fois que cette finale se passe à Vauvert et 8 raseteurs étaient engagés pour cette course. Le trophée se jouant sur la saison Michaël Gougeon était déjà assuré d’être le vainqueur de cette 37ème édition mais le trophée Philippe Thiers récompensant les hommes de la journée est venu stimuler les hommes en blanc pour cette finale.

Valentine 027 (Chaballier) démarre fort avec trois coups de barrière en série. Elle tient les hommes en respect et lorsqu’elle est serrée elle a des finitions menaçantes comme elle le montrera à deux autres reprises. Elle entendra trois fois la musique. A sa rentrée, elle n’a plus d’attribut et entendra à nouveau Carmen.

Saintoise 130 (Les Baumelles) Généreuse, elle prend tous les rasets sans apporter le danger. Elle entendra cinq fois les honneurs et perdra rapidement ses attributs. Un Carmen à son retour pour son sérieux.

Sarah 917 (La Galère) court beaucoup et prend le raset sans s’engager vraiment. Deviendra plus sérieuses au fil du temps et effectuera quelques poursuites jusqu’aux planches lorsque qu’on lui met la pression. Elle entendra la musique à cinq reprises plus retour qu’elle effectuera avec sa première ficelle à 170 €.

Octopussy 855 (Chapelle) Dès son entrée en piste, elle impose le respect, change de terrain judicieusement et accompagne sèchement les hommes aux planches à plusieurs reprises. Son sens de l’anticipation et du placement la font craindre des hommes. La vache ne lâche rien et les échecs des hommes poussent un tourneur a des manœuvres « illicites » en contre piste ce qui irritera le public et le manadier. La cocardière entendra sept fois Carmen au cours de sa prestation. Elle conservera ses deux ficelles et un gland avec les honneurs à son retour.

Thérésa 448 (Blatière-Bessac) La cocardière ne s’en laisse pas conter elle fait le large en piste. Ses arrivées puissantes mettent le doute chez les hommes en blanc. Une vache vaillante, dans la lignée de la race des Iscles, qui entendra huit fois la musique. Elle rentrera avec une ficelle et les honneurs.

Valsiere 605 (Chaballier) La triple Cocardière d’Or (2012, 2014, 2015) enchaînera les arrivées puissantes aux planches donnant un rythme soutenu à l’ensemble de sa prestation. Des invectives entre Joffrey Ferriol et le manadier terniront un peu l’ambiance en fin de course. Son sérieux et ses finitions spectaculaires lui vaudront d’entendre huit fois les honneurs. Elle quittera la piste en musique avec une ficelle.

Azalais 676 (Ricard) est une teigne, fantasque, aux envolées spectaculaires. Après une paire d’actions d’éclats elle va freiner l’ardeur des raseteurs qui vont un peu la délaisser. Il est vrai, a leur décharge qu’elle se cale souvent en centre piste et attend qu’on vienne la chercher. Mais quand elle démarre l’émotion est garantie. Elle entendra six fois les honneurs plus à son retour qu’elle effectuera en ayant conservé ses deux glands et ficelles.

Beretta 150 ( Nicollin) est une jeune vache rapide mais qui manque de finition ce qui explique le fait qu’elle s’est faite déshabillée assez rapidement. Un peu plus sérieuse et percutante en seconde partie de sa prestation elle entendra dix fois Carmen. Dans les ultimes rasets Gougeon se fera plaquer aux planches après avoir trébuché. Elle rentrera avec la musique et une ficelle. Ce Carmen viendra récompenser l’ensemble de la course.

Raseteurs: Loïc Auzolle, Rémy Guyon, Tom Vacaresse, Joffrey Ferriol, Michaël Gougeon, Marc Sanchez, Frédéric Boyer, Jérémy Pinter. Tourneur : André Duran, Stéphan Fargier, Gérald Sagnier. Délégué : Bruno Sagne. Président de course : Jacques Roumajon.

La course avait bien commencé avec une magnifique capelado et au final ce fut une superbe course, intéressante de bout en bout avec une belle complémentarité des vaches. Loïc Auzole sera le lauréat 2017 du trophée Philippe Thiers. Laurent Bessac recevra en piste le trophée de la Cocardière d’or 2017 ainsi que Michaël Gougeon, meilleurs raseteur sur la saison.

A propos de l'auteur :

Jean-Pierre Trouillas

Naturaliste, amoureux des sciences naturelles, de l’histoire, du patrimoine et des traditions. Passionné de photographie, des arts et de la culture. Curieux de tout en quelque sorte avec une furieuse envie de partager mes passions. Ex-éducateur à la retraite, mais toujours prêt à créer du lien par conviction et non par déformation professionnelle.